A temps perdu

 

Les rêves de gosse passent par la chasse

Un jour où l’autre l’homme les efface

Il y a toujours un matin

Où celui-ci regarde ses deux mains

En se disant mon cher Alain

Il serait p’t’être temps d’arrêter d’faire le gamin

 

Le destin n’appartient pas à celui qui le pleure

Alors sèche tes larmes et construit ton rêve

Tu devras rebrancher ton cerveau sur ton cœur

Et tes idéaux par des mots sur tes lèvres

 

Tes cauchemars sont les fantasmes de tes regrets

Preuve d’envol on te parle de les oublier

Tu te demandes et tu cherches

Tu te cognes et te blesse

Aux mensonges de leur fausses promesses

A grandir trop vite on péri sans jeunesse

 

C’est franchement difficile d’envisager demain

Quand tout parait si dur dès le petit matin

Avachi dans l’ennui et qu’on y est pour personne

On fini par s’taper des chiffres et des consonnes

 

A temps perdu constater les dégâts

Etre ou ne pas être ce que je ne suis pas

Aimer ou haïr ce que je ne suis plus

Parcourir ma vie, à temps perdu

 

Un jour tu crois en un bel avenir

Avoir trouvé un moyen de t’en sortir

Et tu patauges dans le doute

Prochaine station, banqueroute

L’amour s’en mêle une autre route

Laquelle choisir une fois pour toutes

 

Tu ramasses sur le sol des vapeurs de chemins

Qui peuvent te porter loin si tu choisis bien

Mais malgré ce qu’on dit ne sont pas sur les cartes

Les Atouts et les As de images de marâtre

 

A temps perdu constater les dégâts

Etre ou ne pas être ce que je ne suis pas

Aimer ou haïr ce que je ne suis plus

Parcourir ma vie, à temps perdu

 

Hugo Jousseaume 2007©